
Voici les photos du Mont Ouitchambo, un joli pic montagneux près de la ville de Boulouparis. C'est une ascension de 3-4 heures aller-retour avec un dîner au sommet. Bref belle journée de promenade, sauf qu'en bons explorateurs, nous avons décidé de franchir la zone balisée par la pancarte. Effectivement, les avertissements sont là pour une raison...commençons d'abord par le début.
La journée a bien commencé, beau soleil, chaud et pas tellement humide. Nous avons pris la route vers le nord, qui est vraiment jolie, en direction de Boulouparis. La route est très montagneuse, étroite et a, comme souvent en Nouvelle-Calédonie, qu'une seule voie. Les limites de vitesse vont de 70 à 110 km|h, mais disons que l'on se fait dépasser par des SUV BMW à 150 km|h (lire ca donne la chienne des fois).
Arrivés à Boulouparis, nous trouvons notre chemin vers la tribu de Ouitchambo plutôt facilement. Par contre, dans la tribu, grosse pancarte de la randonnée, sans savoir où elle commence!?!? Bref, on s'informe à un local, qui égorge son boeuf blessé en bordure de chemin, qui lui même se met à discuter avec des locaux qui font des tours de pick-up...où est le début du sentier. Après consultation, c'est évidemment au bout du chemin qu'est le début du sentier!?!
Nous nous engageons dans le sentier, où nous croisons un cheval qui broute de l'herbe, l'air tout aussi perdu que nous. Nous y trouvons un chemin relativement bien balisé, où nous mangeons quelques framboises locales (ça ressemblait à ça et nous ne sommes pas mort) tout en se demandant si c'est dangereux. Bref, nous passons des étangs à écrevisses pour arriver finalement dans la forêt.
Nous marchons et avançons relativement bien jusqu'à un point où nous ne trouvons aucun écriteau. On avance, on recule, on tombe face à des toiles d'araignées...regardez bien le type d'araignée, plutôt menaçant. Bref on rebrousse chemin après 20 minutes de gossage. On réussis à retrouver notre chemin et on avance de plus belle...jusqu'au dernier point de la randonnée où il y a cette pancarte.
Vous avez deviné, on a décidé d'aller voir si c'est vrai. Eh bien! c'est plus que vrai. Abrupte, horrible, éboulement et on en passe, la pente vers le sommet est pas facile. On monte jusqu'au point où c'est vraiment trop dangereux et on s'y pose pour manger notre diner, avec une superbe vue sur les montagnes avoisinantes. Nous somme qu'à 50 mètres du sommet, mais ce serait 50 mètres de trop.
On commence la descente, tranquilement, car les roches et la terre déboulent, et nous n'arrivons pas à retrouver notre chemin. On ne panique pas, on remonte et on essait de retrouver nos traces. Après quelques montées dans des arbres et égratignures, on retrouves notre chemin, dans le plus grand hasard! Bref on s'est promis de ne plus recommencer...jusqu'à la prochaine fois.
Suite à la randonnée, nous avons tant bien que mal cherché le bagne, mais sans succès. Bredouilles, mais épuisés, nous sommes retournés sur Nouméa bien heureux.